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Lhistoire de la «Belle Toppatelle» racontée par un Sicilien, est contenute dans la «Course en voiturin» de 1845. Paul de Musset ne possédait le vrai don du conteur. Dans tous ces récits, laction est mal novée, languissant mais le style est semillant, bien des scènes ont de la grâce et de la couleur; ils reflèctent le bonne humeur et loptimisme de lauteur. Paul de Musset admirait surtant les Siciliens pour une intensité sombre, qui était bien peu dans sa maniere, pur leur caractère passionné et vindicatif. Mais chez lui, passion ni vengeance ne prennent une couleur bien tragique. Surement la «Belle Tappatelle» est séduite par la couleur sicilienne: danses populaires, fêtes des vendages; par la grâce orientale des femmes, par le dénouvement tragique et mystérieux. Quant à lhistoire: lheroïne est un Catanaise qui sappelle naturellement Agata. La jeune Agata, fiancée à un garçon pauvre, Zullino, est domandé par un riche commerçant de soies à qui son père la promet. À ce point le narrateur introduit des commentaires sur la passion sicilienne. Il dit quil ny a pas de gens plus passionnés que les Siciliens, et que son considérés comme une maladie a lequelle on donne le nom de demi-folie. Le jaloux qui tue sa femme, lamant qui enlève la maîtressee, son des demi-fous. Ce romantique forban donne rendez-vous à lhéroïne dans un champ de lave de lEtna, au bord de la mer. Aussi la coulée de lave cest loccasion pour une description sensationnelle. Musset peint cette nature hostile et perfide: les petit vallées qui séparent, le «vagues de metal» formant un labyrinthe ou lon ségare. Il y a des trous, il y a la mer où la lave tombe à pique. La jeune fille disparaît dans ce dédale et nul ne sait ce quelle est devenue. Cette histoire est donc ambientée dans la Sicile de 1840. Mais cest seulement plus tard, vers 1860, que la Sicile connaît à nouveau un réveil brusque et merveilleux et les Siciliens deviennent jaloux de leurs indépendance. Mais après rien dimportant nest changé: les seigneurs nestent les seigneurs et vont siéger ou nouveau Parlement; les impôts augmentent; la brigandage connaît une recudescence effrayante; et lémigration commence. Surtout pendant 1880 la Sicile prend conscience delle-même, pour la premièere fois elle sexprime de façon à sa faire écouter de lEurope entière.Elle possedait déjà une lèttérature populaire des plus riches et des plus belles. Dans ces poésies anonymes revivent le joies et les douleurs du peuple sicilien, toutes le grandes catastrophes: tremblements de terre, inondations, tempêtes, épidémies. Et à la fin du XIX siecle una pléiade de romanciers prend pour thème le peuple sicilien, ses coutumes, ses fêtes, son effort quotidien. Deux grands ecrivains sont Verga et Pirandello et leurs uvres son entièrement influencées par lâme sicilienne. Mai bien peu de lecteurs, en Italie, moins encore en France, connaisset luvre puissante où la Sicilie déçue et révoltée des années 90, cest à dire le roman «I vecchi e i giovani».
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